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bestiaire

Le lapin

Publié le par Esla

 

 

S'il est un animal que le Moyen Âge a négligé en tant que symbole mais pourtant le représentant souvent, c'est bien le lapin (ou le lièvre).

Église de Bourg-Charente (Charente), modillon du chevet.

Très présent sur les modillons des églises de la Saintonge, il est généralement l'animal préféré de la chasse, quelle soit celle du chien comme celle de l'homme.

Église de Chalais (Charente),voussure du portail.

Si le cerf ou le sanglier sont des gibiers réservés aux nobles - un paysan qui chasserait ce type d'animal serait condamné à mort - le lapin est autorisé à la chasse pour tout un chacun ... à condition d'en demander l'autorisation au seigneur ...

Église de Contré (Charente-Maritime), archivolte du portail sud. Le chien (en haut) courre après les lapins (dessous).

Les romains considéraient le lapin comme symbole de fertilité, mais aussi de perfidie ...

Église de Corme-Ecluse (Charente-Maritime), clé d'un décor d'une fenêtre.

... l'Église du Moyen Âge réprimant ces penchants grivois, le lapin perdit tout intérêt et sa symbolique se cantonna autour du péché de paresse dont il est le totem sur la très belle fenêtre du Chevet de l'église de Matha-Marestay représentant les 7 péchés capitaux exprimés par des masques.

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), voussure de la fenêtre du chevet.

Il est fréquemment dessiné dans les marges des manuscrits enluminés, il est anthropomorphique et singe nos comportements les plus violents ou déviants.

 Miniature, dessin de marge, 12e siècle. Un juste retour des choses!

Miniature, décor de marge de manuscrit 12e siècle.

Il est aussi un animal rapide, fuyant, peureux et l'homme du Moyen Âge aime à le représenter en animal secondaire du quotidien.

Église de Fontenet (Charente-Maritime), rare élément restant de la voussure du portail, un lapin pris au collet.

Il est aussi, au même titre que les volailles ou les abeilles, un animal domestique élevé tant pour sa chair que sa fourrure.

 Église de La Jarne (Charente-Maritime), archivolte du portail.

dans un roman très populaire du 12e siècle : "le roman de renard", critique sociale où les protagonistes sont des animaux endossant des rôles d'humains , son identité porte le nom de "Couard".  il est considéré comme furtif, casanier et peu enclin à sympathiser avec les autres, Il préfère la pénombre de son terrier. Renart le héros ne lui fait pas confiance. Couard est colporteur de ragots et rumeurs.

Église de Macqueville (Charente-Maritime), Modillon de la nef nord.

Le fabuliste Esope très populaire au 12e siècle (dont La Fontaine s'inspirera au 17e siècle) fait du lapin un animal peu batailleur et servant fréquemment de souffre douleur à l'aigle ou à la belette.

Miniature du 13e siècle, livre de fables.

Enfin, parfois dans des fables et anecdotes colportées par les troubadours à la cour seigneuriale, on lui attribue d'étranges pouvoirs, la nuit tombée, où il danserait autour d'autels de pierre sous la lune pour appeler les démons ...

Église de Matha-Saint-Hérie (Charente-Maritime), modillon du mur sud. Un lapin à la lune.

Textes et photos : Elsa

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Le pélican

Publié le par Esla

Cet animal d'Egypte, du bord du Nil, est un modèle selon l'Église. Blanc, très propre, il est considéré plein de piété et de vertu. Il est l'image du sacrifice.

Enluminure, médiathèque de Troyes, ms 177, f144v

Si ses petits meurent pour une raison ou une autre, la mère pélican se perce le poitrail avec son bec et, en les arrosant de son sang, les ressuscite. 

Église de Villiers-sous-Chizé (Deux-Sèvres), église en ruine, voussure d'une ancienne fenêtre.

Il est l'image du Christ saignant sur sa croix pour racheter nos péchés ou de Dieu ressuscitant son fils trois jours après sa mort.

Extrait du vitrail dit "de la litanie des saints" de La Chapelle sud de l'église de Saint-Jean-d'Angle (Charente-Maritime), auteur inconnu contemporain.

le pélican devient ainsi le symbole de la résurrection.

Église de Lusignan (Vienne), voussure du portail sud sous le porche.

dans certains écrits, il est raconté dans un drame familial : "quelques jours après leur naissance les jeunes pélicans sont affamés. Ils frappent leurs parents avec leur petit bec pointu. Agacé, le père les frappe et oubliant sa force, les tue. Honteux, il s'éloigne du nid et va faire pénitence. la mère désespérée pousse des cris, bat des ailes, se perce le flanc et inonde ses enfants de son sang. Les bébés renaissent ..."

Cathédrale de Metz, fronton du portail

"... épuisée la mère se couche au fond du nid et se prépare à mourir. Ingrats certains des petits la laissent dans cet état, mais d'autres, plus généreux et reconnaissants, vont lui chercher de la nourriture pour qu'elle retrouve sa vigueur. Lorsque le père revient et apprend la conduite de ses fils, il châtie les mauvais et récompense les bons". Les bonnes âmes seront accueillies près de Dieu, les mauvaises âmes seront punies aux enfers !

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), chapiteau d'une fenêtre nord.

Il y a selon les physiologus (manuscrits regroupant toutes les connaissances sur la faune et la flore médiévale), deux variétés de pélicans. Le premier vit dans les rivières et mange des poissons ...

Enluminure du Natura rerum de la bibliothèque municipale de Valenciennes, ms 320 f.105r.

... l'autre vit dans les champs et se nourrit de serpents, de lézards et d'autres bêtes venimeuses.

Enluminure du Natura rerum de la bibliothèque municipale de Valenciennes, ms 101 f.196v.

Les seigneurs et puissants ont souvent intégré le pélican et ses enfants sur leur armoiries pour rappeler leur attachement à la couronne de France et/ou leur loyauté envers les plus faibles.

texte et photos de Esla

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Le paon !

Publié le par Esla

Le bestiaire médiéval n'est pas tendre avec le paon. 

Église de Biron (Charente-Maritime), archivolte du portail.

Il le trouve certes très beau, aux couleurs vives et chatoyantes, au portail bombé bleu roi, au plumage extraordinaire, à la queue ornée d'au moins 40 yeux ... Mais ...

Église de Macqueville (Charente-Maritime), voussures du portail.

... son cri est épouvantable, qui ne peut-être qu'hérité du diable. Les yeux de sa queue, un rappel constant de l'oeil scrutateur ... peut-être de Dieu ... dont le vaniteux craint le jugement ...

Église Saint-Pierre de Melle (Deux-Sèvres), chapiteau extérieur d'une fenêtre du choeur.

C'est un animal imbu de son allure, ce trouvant très attirant, et pourtant plein de rancoeur car s'il est fier de son apparence, il ressent pour ses pieds très laids une grande honte au point qu'il les cache dans la vase. Et sa honte vient qu'il a conscience qu'il marche dans la fange de ses péchés à l'égal de l'homme pécheur qui ne reconnait pas ses erreurs.

Église de Nieul-sur-l'Autise (Vendée), chapiteaux du portail.

Les bestiaires expliquent que ce sont des oiseaux rares. D'abord parce que malgré la beauté du mâle qui s'évertue à faire la roue - présentant ainsi son anus disgracieux - pour séduire les femelles, elles ne sont guère intéressées ; cela expliquerait qu'ils se reproduisent peu. Ensuite parce qu'à force de se faire rembarrer, il houspille les femelles jusque dans leurs nids et, si elles couvent, écrasent les oeufs par sa gaucherie.

Église de Tanzac (Charente-Maritime), modillon du chevet.

Et cette rareté ajoute à l'intérêt que les gens de pouvoir et d'argent ont pour le paon. Pour décorer les tables de banquet des princes et des nobles, on l'exhibe cuit et décoré de ses plumes au centre des plats servis. Le paon le sait - affirme les bestiaires- il en tire une grande fierté.

enluminure, 12e siècle. paon faisant la roue.

Mais on ne mange pas sa chair de mauvais gout, sentant fort et coriace. Tout est dans l'apparence ...

enluminure, natura rerum, bibliothèque municipale de Valenciennes, 320 f. 105v.

Les romains virent sur sa queue 100 yeux attribués à Junon, que Héra à sa mort, offrit à l'oiseau. Pour les naturalistes du moyen Âge sous l'influence de l'Église, il devient le symbole de la fatuité de l'homme cherchant sans cesse à se singulariser, prompte à séduire par tous les moyens, privilégiant l'apparence et non la conscience et la moralité !

enluminure, natura rerum, bibliothèque municipale de Valenciennes, 101 f. 186v.

Ah vanité, quand tu nous tiens !!!!

textes et photos : Esla

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Le coq !

Publié le par Esla

Le coq est dans la symbolique médiévale, un oiseau ambivalent faisant partie des animaux domestiques. Au Moyen Âge est qualifié de domestique tout animal qui vit autour des habitats et partagent, de proche ou de loin, leur quotidien. L'abeille, la mouche, le moineau comme le porc ou le chien sont classifiés domestiques.

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), chapiteau d'une fenêtre nord.

les bestiaires (ouvrages regroupant l'ensemble du règne animal répertorié : animaux "vrais" comme "mythiques") voient en lui un animal familier, chanteur sans véritable nuance. - plutôt un cri qu'un chant d'ailleurs, souvent raillé. On le dit sans mystère. Il est considéré courageux, défendant vaillamment son poulailler et ses femelles, n'hésitant pas à affronter plus fort que lui si nécessaire. Il est dit l'ennemi du renard, du loup et même du lion.

Église de Biron (Charente-Maritime), archivolte du portail. Un coq suivi d'un porc.

mais à contrario on le qualifie aussi de vaniteux, sans reconnaissance pour autrui, lubrique, pratiquant le coït d'une poule à l'autre toute la journée, et cependant qualifié de "sensuel". On le dit fat et fier de ses plumes, de sa crête et de son jabot qu'il affiche fièrement. Il est convaincu de son irrésistible beauté ! Il marche comme un paon, tenterait même de faire la roue sans y parvenir. C'est aussi un jaloux reignant sans partage sur sa base-cour. 

Église de Gensac-la-Pallue (Charente), frise de la façade.

Son chant est familier aux voyageurs et aux pèlerins qui, lorsqu'ils l'entendent, en déduisent qu'ils sont proches d'un village où trouver refuge. C'est un son familier, rassurant. Il chante à heure fixe ce qui en fait un guide qui rythme le jour et les travaux à y accomplir.

Église de Macqueville (Charente-Maritime), voussure de la porte nord.

D'abord attribué à saint Pierre parce que le coq chanta par trois fois pour souligner son reniement à Jésus - attribut plus tard remplacé par les clés - le coq est l'image du repentir et de la pénitence pour le chrétien. 

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), vitrail de Gesta 19e siècle.

les premiers coqs installés aux clochers des églises, dès avant l'an mille l'étaient sur les églises dédiées à Saint-Pierre. Par la suite cet usage s'étendit sur la plupart des églises chrétiennes romaines, l'oiseau "de Pierre" devenant l'oiseau vigilant surveillant les alentours et par son chant/cri éloignant les forces du mal. Et s'il chante aussi la nuit c'est pour apeurer les démons et les voleurs. S'il chante le jour s'est pour encourager le travailleur à la tâche dès potron-minet !

Église de Beauvais-sur-Matha (Charente-Maritime), girouette installée à la restauration du toit du clocher en 1999 et presque aussitôt disparue. l'oiseau s'est envolé !

Certains chroniqueurs à la fin du Moyen Âge (fin du 15e siècle) firent du coq l'emblème du roi de France, et de la France elle-même. L'entourage de François 1er (149-1547) mettra en scène un véritable programme construit sur la symbolique du coq de cette époque : lucide, fier, courageux, solaire. Le coq est aujourd'hui encore le symbole de la France.

Église de Barret (Charente), décor du portail.

le coq devenu vieux est oublieux, distrait, négligent ; on dit au Moyen Âge pour quelqu'un qui à la mémoire courte "qu'il a une mémoire de vieux coq". Le vieux coq médiéval se met à pondre des oeufs plus petits et plus ronds que ceux de la poule. Et si par le plus grand des hasards, ces oeufs sont couvés par un aspic (petite vipère noire) ou tout autre animal vénéneux comme le dragon, nait un être terrifiant : le basilic, mi-coq mi-serpent, au corps empli de venin et au regard tueur. Si l'on croise le regard du basilic, on meurt instantanément. 

Église de Chadenac (Charente-Maritime), voussure du portail, basilic.

Merci à Michel Pastoureau pour son immense culture et ses écrits sur le bestiaire du Moyen Âge. Il a écrit une phrase magnifique qui décrit bien la notion de l'animal médiéval ne faisant pas la différence entre réalité et fantastique "le réel est une chose, le vrai en est une autre" !

textes et photos : Esla

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La colombe

Publié le par Esla

Messager d'espoir, la colombe est - avec l'aigle - l'oiseau préféré des édifices romans saintongeais.

Église de Saint-Sulpice-d'Arnoult (Charente-Maritime), voussure du portail.

Cet élégant oiseau porte symboliquement toutes les représentations du "bien".

Abbaye aux Dames de Saintes (Charente-Maritime), bandeau de la façade.

Il se veut liberté, pureté, légèreté ...

Église de Fontaine-Chalendray (Charente-Maritime), vitrail du choeur de Hélène Outrequin, 20e siècle.

La colombe est chasseur de serpent ; une raison des multiples représentations par l'entailleur roman de ce volatile. Le serpent est l'animal portant tous les défauts. N'est-il pas la cause de la chute du paradis quand il conseilla à Eve de croquer la pomme de la connaissance ? Son chasseur est donc bénéfique !

Église de Corme-Écluse (Charente-Maritime), modillon en façade.

On retrouve la colombe dans l'épisode du déluge et de l'arche de Noé :

Église de Maillezais (Vienne), bandeau de la façade.

"... puis Noé lâcha la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre. Mais la colombe n'ayant pas trouvé où se poser, revint auprès de lui dans l'arche, parce que l'eau couvrait encore toute la surface de la terre. ..."

Église de Vergné (Charente-Maritime), vitrail du choeur, moderne, auteur inconnu. Le calice, l'hostie et l'oiseau dans les rayons solaires.

"... Noé étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche..."

Église Saint-Pierre d'Angoulème (Charente), bandeau de la façade.

"... Noé attendit sept jours, puis lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. Vers le soir, elle lui revint tenant en son bec une feuille fraîche d'olivier ..."

Église de Givrezac (Charente-Maritime), modillon du chevet.

"... Noé sut par là que les eaux avaient baissé sur la terre ...".

Église de Neuil-sur-l'Autise (Vendée), chapiteau du portail en façade.

"... Noé attendit encore sept jours, puis relâcha la colombe mais cette fois, elle ne lui revint pas". La Genèse - (8.8-12).

Église de Coulonges (Saint-Savinien, Charente-Maritime), vitrail moderne de Jacques Crosnier.

La colombe est aussi la représentation symbolique des paroles du Christ et des apôtres.

Église d'avy-en-Pons (Charente-Maritime), voussure du portail.

L'oiseau peut aussi être plus "naturaliste" sur certains décors romans et montrer un animal domestique moyenâgeux élevé pour sa chair.

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), chapiteau d'une fenêtre du chevet.

Certains historiens des bestiaires romans ont émis la thèse que les édifices qui ne possédaient pas de représentations de colombes étaient des bâtis de petite envergure construits avec peu de moyens et n'ayant pas bénéficié d'un projet iconographique dicté par un évêque.

Église de Fontaine-Chalendray (Charente-Maritime), voussure du portail.

Ils avancèrent même dans leurs théorie qu'une église sans colombe serait un signe "d'ignorance religieuse" de ses constructeurs et commanditaires.

Abbaye aux Dames de Saintes (Charente-Maritime), chapiteau de façade.

Cependant, avant de décréter que l'église que vous visitez n'a pas de colombe à son décor, explorez plus avant, elle est parfois incluse dans une scène en toute discrétion !

Église de Neuil-les-Saintes (Charente-Maritime), voussure du portail, une fête au village. Le personnage central tient une colombe dans ses mains !

A votre tour de partir à la chasse ... photographique !

Église de Nachamps (Charente-Maritime), vitrail de la nef de Hélène Outrequin, 20e siècle.

textes et photos : Esla

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Un âne passe par là !

Publié le par Esla

 

De tout temps, l'âne est omniprésent dans les illustrations. C'est un travailleur fidèle et endurant ; porteur ou monture, il supplante souvent le cheval plus exigeant à l'entretien, moins docile, moins résistant.

Un âne transportant deux paniers pleins. Enluminure - bréviaire franciscain, 1430, bibliothèque municipale de Chambéry, IRHT-INI-D-33478

Michel Pastoureau nous le raconte avec brio dans son dernier opus. Le livre est si passionnant que je suis partie à la recherche de nos ânes de pierre et de verre ... et sur les enluminures sources illustrées de la plupart des décors des églises romanes du territoire.

Les entailleurs romans le mettent à l'honneur sur les églises en musicien maladroit !

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), voussure extérieure du portail sud.

Inspiré d'une fable de Phèdre contée par les trouvères à la table des nantis du Moyen Âge.

Église de Manot (Charente), décor d'un chapiteau d'une fenêtre au-dessus d'une porte latérale.

Un âne ayant trouvé une lyre dans un champ essaie d'en tirer une mélodie. Peine perdue ! le son émis par l'instrument est épouvantable. "si j'avais su la musique, ça aurait été mélodique" se désole-t-il ! une représentation de la sottise et de l'ignorance.

Ane musicien avec un instrument à vent accompagné d'un oiseau. Enluminure, décor de l'initiale D. Pontifical à l'usage de Beauvais adapté à l'usage de Lisieux, 13e siècle. Bibliothèque municipale de Besançon. IRHT-INI-D-13215.

--> La Chrétienté le fait monture de Jésus quand il franchit les portes de Jérusalem ...

Jésus monté sur un âne pour entrer dans Jérusalem. enluminure dans "le Pélerinage de Jésus-Christ", 1400, bibliothèque de l'Institut de France. IRHT-INI-D-94703.

--> monture de Marie et son enfant, guidé par Joseph fuyant la menace du roi Herode ayant ordonné de tuer tous les enfants de moins de 2 ans après que les mages lui aient prédit sa chute face au futur "roi des juifs"...

Église de Marsais (Charente-Maritime), la fuite en Égypte. Vitrail du 19e siècle exécuté par Jean-Pierre-Gustave Dagrant, inspiré d'une illustration d'une bible allemande du 19e siècle dessinée par Julius Schnorr Von Carolsfeld 1794-1872

--> témoin de la naissance de Jésus dans l'étable aux côtés du boeuf ...

Église de Lozay (Charente-Maritime), la nativité, Vitrail du 19e siècle exécuté par Jean Besseyrias.

 Église de Marsais (Charente-Maritime), la nativité. Vitrail du 19e siècle exécuté par Jean-Pierre-Gustave Dagrant, inspiré d'une illustration d'une bible allemande du 19e siècle dessinée par Julius Schnorr Von Carolsfeld 1794-1872

Et il est aussi notre contemporain sur un vitrail en l'église de Blanzay-sur-Boutonne, en hommage à l'élevage local du Baudet du Poitou depuis plusieurs siècles.

Église de Blanzay-sur-Boutonne (Charente-Maritime), vitrail de Hélène Outrequin de l'atelier de Vinax (décédée en 2012).

Ane pèlerin. Enluminure, décor de l'initiale A. Pontifical à l'usage de Beauvais adapté à l'usage de Lisieux, 13e siècle. Bibliothèque municipale de Besançon. IRHT-INI-D-13216.

à votre tour de pister l'ÂNE !

textes et photos : Esla

 

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