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Salon du livre et de la BD de LA JARRIE - dimanche 25 oct 2026

Publié le par La Jarrie

Voici un salon très prometteur !

J'y serai présente de 10h à 18h le dimanche 25 octobre 2026 pour présenter mes livres sur le patrimoine de Saintonge, l'art roman et les vitraux.

à bientôt de vous y accueillir !

 

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Le tireur d'épine

Publié le par Esla

Souvent présent sur les modillons des églises romanes, voici un personnage très énigmatique qui revient de très loin (Rome antique) et que la Chrétienté a intégré dans ses messages hautement symboliques.

Cette représentation est une des plus anciennes connue : 1er siècle avant J.C .

Elle aurait été dans la Rome antique la représentation du légendaire Nevis Martius, jeune berger qui aurait sauvé Rome en courant pieds nus et portant au Sénat un message important. Il aurait attendu d'avoir accompli sa mission pour s'assoir enfin et retirer de son pied l'épine qui le blessait.

Église de Bignay (Charente-Maritime), modillon de la façade.

La Chrétienté, très attachée aux messages visuels accrochés aux églises dans un but formateur des populations avoisinantes, réutilise cette gestuelle et lui fait porter un message concret ...

Église de Bécéleuf (Deux-Sèvres), modillon du chevet.

... Il s'agit prosaïquement d'arracher l'écharde de la chair, plus philosophique, d'arracher le vice du corps et de l'âme.

Église de Benet (Deux-Sèvres), modillon de la façade.

Il est le symbole de la pénitence ...

Église de Foussais (Vendée), modillon de la façade.

... et avoir la volonté d'abandonner son orgueil. S'occuper de ses pieds après l'effort, supporter la douleur, prendre une pose peu altière ...

Église de Genouillé (Charente-Maritime), modillon de la façade.

Cette symbolique est associée à la période de Carême (être en contrôle de son corps et de ses besoins) et du mois de Mars (probablement à cause du nom de l'éphèbe à l'origine de la légende "Martius").

Église de La Jarne (Charente-Maritime), modillon de la façade.

C'est aussi plus terre-à-terre, l'image du pèlerin qui pendant son cheminement apprend à prendre soin de son "outil" (pieds, corps ... mais aussi pensée) physique et spirituel. 

Église de Lichères (Charente), modillon de la nef.

Les tireurs d'épine symbolisent les écueils que la vie ne manque pas de mettre sur le chemin et qu'il faut accepter sans subir ... apprendre à s'adapter. Avancer malgré tout. S'améliorer dans l'épreuve.

Église de Marcillac (Charente), modillon du chevet

Tout un programme !

Église de Melle-Saint-Pierre (Deux-Sèvres) chapiteau intérieur. Une des plus belles représentations en Saintonge.

textes et photos : Esla.

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Vitrail en Vals de Saintonge !

Publié le

 

Les journées du patrimoine sont l'occasion de partir à la découverte d'un patrimoine insolite : les vitraux des églises des Vals de Saintonge.

Église de La Vergne (Charente-Maritime), vitrail du choeur - Adrien Baratte - Paris, début du 20e siècle.

Depuis quelques années, les communes du Pays des Vals de Saintonge ont engagé un vaste chantier de rénovation de leurs églises et la mise en valeur de leur patrimoine. Le vitrail a largement bénéficié de cet essor ! plus de 45 maîtres verriers et vitraillistes on participé à cet engouement entre les 19e et 21e siècles. Le plus récemment posé est en l'église de Mazeray (2022) créé par Bernard Fournier - Bordeaux.

Église de Mazeray (Charente-Maritime), vitrail de la nef - Bernard Fournier.

Pour découvrir ce généreux patrimoine un livre disponible en librairie ou à l'association ENVIVALS - yaunchat@free.fr - 30 euros.

 

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Les journées du patrimoine 2026 à Saint-Jean-d'Angély !

Publié le par ville de Saint-Jean-D'Angély

Les 19 et 20 septembre prochains sont l'occasion des journées du patrimoine. Voici le programme de la ville de Saint-Jean-D'Angély.

Partez à la découverte !!!

 

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Sur le zodiaque : la balance

Publié le par Esla

Le mois de septembre consacre le signe céleste de la Balance : Libra

Église de Fenioux (Charente-Maritime), voussure du portail.

Exceptionnellement, il n'y a pas de "gestes" agricoles associés à la représentation de ce signe. Tout est inclus dans ce personnage qui tient fermement le fléau d'une balance "à la romaine".

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), voussure du portail. Les bras de la balance on disparu mais subsiste le fléau. A gauche du personnage, la ruche du mois d'août et son petit pot pour la récolte du miel.

Et pourtant, Le personnage regroupe tous les "codes" du zodiaque : signe céleste et travaux agricoles.

Le personnage est un religieux. Il vient avec sa balance au seuil de l'église du hameau peser la dîme. Cet impôt (Dîme = dix) représente 1/10ème de ce que le paysan produit et appartient en totalité à l'Église. Il est levé en septembre. C'est un impôt en nature pour sa grande majorité : son calcul est simple. Par exemple sur 10 bottes de fourrage produites, la 10ème botte revient au religieux. Idem pour les sacs de grains comme tout autre production. La balance est utilisée dans le cas où le prélèvement ne peut être aussi évident. Par exemple, la viande ou quand les quantités produites sont inférieures aux contenants normés : sacs, tonneaux, métrage pour les tissus ... etc. Mais dans le cas de la viande, si vous possédez 10 cochons, 1 sera pour la dîme. Les religieux sont organisés pour entreposer et entretenir des "bêtes sur pattes". Ils ont des hangars, des étables, des soues, des pâturages ... 

L'impôt est un acte social et donc un "produit" issu du travail paysan.

Église de Civray (Vienne), voussure du portail.

Le personnage porte un habit civil et des chausses pointues, critère de l'habit "bourgeois". Parfois même on peut y deviner une sorte de plastron, comme une armure (Fenioux). Certains historiens expliquent, que dans des contrées instables et potentiellement violentes, les impôts pouvaient être récoltés par des militaires au nom du collecteur, en l'occurence le religieux pour ce qui est de la Dîme.

Église d'Argenton-les-Vallées (Deux-Sèvres), voussure du portail. Ce qui reste du personnage au centre de l'image.

Et que fait l'Église de cet impôt ? Il est d'abord rapatrié dans les centres locaux (abbayes, monastères, commanderies ...). Puis il est partagé en trois parts "égales".

1/3 revient au prieur, c'est-à-dire au "chef de l'établissement" qui, généralement a ses propres quartiers, voire son "immeuble" au seing du complexe, sa gestion personnelle et son "bas de laine" qu'il fait fructifier ;

1/3 revient à la communauté religieuse. La majorité des biens récoltés seront vendus sur les marchés et les foires, éventuellement transformés - certains monastères en font même des spécialités locales (Huile de calendula (le souci) à Aulnay-de-Saintonge) ; c'est encore vrai aujourd'hui, même s'il n'est plus question de dîme. 1/4 de cette enveloppe est directement consommée par la communauté religieuse pour son quotidien et son autonomie. Le reste sera d'un rendement marchand dont la grande partie de la rente sera versée à l'Église (institution via son évêque).

1/3 sera utilisée pour les bonnes oeuvres de la communauté : aide aux démunis, sanitaire et soins, soutien ... etc.

Quand il s'agit de constructions, de grands travaux (construction d'une église, extension du bâti, creusement de canaux pour l'assèchement des terres marécageuses par exemple), le budget nécessaire sera nourri de "subventions" apportées par le prieur sur son bien personnel (il en a les moyens), par l'évêché, par l'abbaye maîtresse (abbaye bénédictine de Cluny pour la Saintonge), par d'autres communautés religieuses, de dons apportés par les paroissiens qui se doivent de soutenir une communauté religieuse qui est indispensable à leur survie ...

Église de Cognac-Saint-Léger (Charente), voussure du portail. Le personnage central est énigmatique avec sa posture qui semble accroupie (mais ce n'est qu'un effet de style pour s'adapter à la voussure) et son visage féminisé (mais il s'agit d'un casque et non de cheveux). Et que dire de cette mimique du visage et son mouvement penché sur l'épaule ...

La production viticole n'est pas incluse dans la dîme car elle est soumise à un autre impôt : le droit de BANVIN directement ponctionné par le seigneur, l'évêque et les municipalités. Ajouter à cela un certain nombre de taxes et de péages pour les plantations, les récoltes et le transport du produit fini ... mais c'est une autre histoire !!!

A retenir, que pour un paysan, le cumul des impôts, taxes, péages et autres gentillesses fiscales de tous ceux dont il est le vassal, s'élevait à plus de 85% de son revenu brut !

texte et photos : Esla

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Les péchés capitaux : l'orgueil

Publié le par Esla

Les péchés capitaux sont la base de la morale chrétienne du Moyen Âge largement diffusés dans les décors romans des églises.

Église de Saint-Mandé-sur-Brédoire (Charente-Maritime), modillon de la porte sud.

Parfois représentés par des masques expressifs, ils sont aussi souvent symbolisés par des animaux mythiques ou réels, héritage de religions polythéistes (celte, Goth, grecque, romaine ...) que la Chrétienté a su absorber et réinterpréter à son avantage. La réutilisation systématique des symboles hérités d'autres croyances a permis à l'Église de séduire et rassurer les païens qui sans cette iconographie "lisible" n'auraient peut-être pas aussi vite accepté le concept du Dieu unique. Le terrain leur était "en partie" connu.

Église de Civray (vienne), modillon de la porte occidentale.

Lorsqu'il est représenté par un masque, le visage de l'orgueil porte une couronne parfois détaillée, voire maniérée, parfois ce sont ses cheveux qui singent la couronne. Son port de tête est droit, raide et hautain, lèvres pincées.

Église de Traité (Vendée), modillon de la porte occidentale.

Il peut parfois être l'objet d'une scénographie comme à Aulnay-de-Saintonge où la parabole de Sansom et Dalila en fait office : l'un s'enorgueillit de sa force en s'en vantant, l'autre de la lui voler ...

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), chapiteau intérieur du carré du transept. Sansom endormit après son aveu à Dalila qu'il tient sa force de sa chevelure, et (en face) Dalila qui lui lie les mains et cette même Dalila (sur le côté) qui lui coupe traitreusement les cheveux.

L'animal "réel" qui représente le mieux l'orgueil dans les illustrations du Moyen Âge est le paon.

Église de Melle-Saint-Pierre (Deux-Sèvres), chapiteau d'une fenêtre du choeur.

Église de Nieul-sur-l'Autise (vienne), chapiteau du portail.

Église de Nieul-sur-l'Autise (vienne), chapiteau du portail.

L'animal totem mythique associé à l'orgueil est la sirène oiseau ou le griffon. il est généralement couronné comme les masques et présente fière allure.

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), voussure de la fenêtre axiale du choeur. Cette très belle fenêtre reconstitue l'ensemble des pêchés capitaux sous forme de masques accompagnés de leurs animaux totem. Ici un griffon.

Église de Corme-Royal(Charente-Maritime), modillon d'angle côté façade. une sirène-Oiseau ; de celles qui torturèrent Ulysse pendant son voyage de retour vers Ithaque par leurs chants tentateurs.

textes et photos : esla

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Sur le zodiaque roman : la vierge

Publié le par Esla

Le mois d'août est celui de la Vierge.

Église de Fenioux (Charente-Maritime), voussure du portail.

Généralement elle porte le linceul du Christ plié sur son bras droit.

Église de Fenioux (Charente-Maritime), voussure du portail. récolte du miel.

Signe de la terre et de la réflexion, elle incarne le calme et le réalisme. On associe ce signe à l'esprit et à la déduction, à l'analyse critique et à la raison. 

Église d'Argenton-les-Vallées (Deux-Sèvres), voussure du portail. la Vierge est le personnage au centre de l'image.

Au mois d'août, l'activité agricole signifiée sur les zodiaques romans est la récolte le miel. 

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), voussure du portail occidental. Essaim d'abeilles accompagné de son petit pot pour la récolte du miel. Le personnage à droite est celui de la balance (mois de septembre - Libra).

Église de Civray (Vienne), voussure du portail.

Sa planète Mercure était pour les grecs associée à la déesse de la sagesse : Athena.

textes et photos : Esla

 

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Les péchés capitaux : la colère

Publié le par Esla

Les péchés sont la base de la morale chrétienne du Moyen-Âge et très présents sur les décors de la Saintonge romane.

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), modillon de la façade au-dessus du portail.

Souvent représentés par des masques grimaçants et expressifs, ils peuvent aussi être symbolisés par des animaux fantastiques héritage des religions polythéistes (celte, Goth, grecque, romaine ...) que la Chrétienté a su réinterpréter, absorber et rendre à ses récents adeptes.. Le centaure est son principal totem.

Église de Barret (Charente), chapiteau de la façade autour de la porte.

il est aussi question parfois, de saynètes mettant en scène l'infamie de ces comportements déviants de l'espèce humaine.

Église de Nieul-sur-l'Autise (Vendée), chapiteau de la façade encadrant le portail.

Église de Nieul-sur-l'Autise (Vendée), chapiteau de la façade encadrant le portail. côté droit.

Église de Nieul-sur-l'Autise (Vendée), chapiteau de la façade encadrant le portail. Côté gauche.

le masque de la colère est hirsute, cheveux dressés comme emmêlés, les dents serrées, les lèvres soulevées. surement la tête que l'on ferait si un "mal intentionné" venait saloper un travail fastidieux à rendre dans 10' à son patron lui-même colérique !

Église de Civray (Vienne), modillon de la façade au-dessus du portail.

un des plus beaux masques, à mon avis, se trouve sur l'église de Saint-Mandé-sur-Brédoire en Charente-Maritime. Ils sont tous présents sur cette église.

Église de Saint-Mandé-sur-Brédoire (Charente-Maritime), modillon de la façade sud au-dessus du portail.

On les trouve parfois éparpillés sur une façade sans logique apparente (Fenioux -Charente-Maritime), parfois, toute la panoplie est présente (orgueil, avarice, luxure, colère, gloutonnerie, envie, paresse), c'est le cas de Saint-Mandé-sur-Brédoire (Charente-Maritime) ou de Triaize (Vendée), parfois, ils ne sont que deux ou trois ; est-ce parce que les autres masques ou saynètes ont disparu ou que l'entailleur responsable du décor n'a pas jugé bon de montrer aux ouailles de la paroisse la totalité de leurs turpitudes ... À Aulnay-de-Saintonge, ils ont tous présents sous forme de saynètes à l'intérieur dans le carré du transept, alors qu'en façade, il n'y en a que quatre sous forme de masques.

Église de Fenioux (Charente-Maritime), modillon de la façade au-dessus du portail.

Église de Triaize (Vendée), modillon de la façade au-dessus du portail.

Église de Matha-Marestay (Charente-Maritime), claveau de la voussure de la fenêtre axiale du chevet. Sur la voussure de cette merveilleuse fenêtre, tous les péchés sont représentés sous forme de masques encadrant la tête du Christ et accompagnés de leur animal totem.

Le centaure, homme cheval ou sagittaire est un être fabuleux, parfois positif lorsqu'il chasse et accompagne le chien et le cerf ou négatif lorsque sa force et sa puissance se mettent au service des mauvais penchants humains. S'il martèle le sol, rage et souffle des mensonges à l'oreille de pauvres humains crédules et sous influence. Son mauvais caractère et son arrogance l'associent alors à la colère. Dans la Rome Antique, il était symbole de la force virile et de l'orgueil positif ... mais l'un n'empêche pas l'autre ...

Église ruinée de Marans (Charente-Maritime), chapiteau encore en état, présent à l'entrée du choeur de l'église avant que l'église ne s'effondre. Un centaure compte fleurette à un ovin.

textes et photos : Esla

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Au revoir Gaia !

Publié le par Gaia et Esla

Pour ceux qui m'ont suivi au fil des visites guidées autour du patrimoine des Vals de Saintonge, s'en souviennent peut-être ...

Devant la porte de l'église de Reignac en Charente ! 

Gaia, ma chienne, fidèle compagne de toutes mes promenades et campagnes photographiques s'en est allée dans la nuit du 23 au 24 juin dernier.

Elle avait 23 ans, si ! si !. Une belle et longue vie, de grandes joies ... après des débuts difficiles (récupérée par une association de protection des animaux et qui me l'a confiée) ... et un gros chagrin ...

Etonnement attentive pendant une de mes conférences autour de la présentation du livre "Matha vu par Noé Bourgouin" à Matha (photo prise par une journaliste!)

 Grande joueuse à la plage de Chatelaillon avec un copain de passage !

Un dernier au revoir (à l'abbaye de la Châtre en Charente, elle devrait avoir 4 ans sur cette photo).

texte et photos : Esla

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Sur le zodiaque roman : le LION

Publié le par Esla

Le mois de juillet est celui du signe du LION (léo en latin).

Église de Fenioux (Charente-Maritime), voussure du portail.

A ce mois est associée la récolte des blés et la confection des moulons (bottes de paille ficelées).

Église de Fenioux (Charente-Maritime), voussure du portail.

A Fénioux (Charente-Maritime), un agriculteur part faucille à la main, à dos de boeuf, pour exécuter son ouvrage. Il est amusant de remarquer la posture du cavalier : Dans les zodiaques des manuscrits - livres-ouvrages destinés aux nobles et aux riches de la société "cultivée", le mois de juillet est illustrée par un chasseur de la noblesse à cheval accompagné de son faucon ; et à bien y regarder, sur le zodiaque de Fenioux, le paysan adopte la même posture et brandit sa faucille. Les zodiaques de pierre mettant à l'honneur l'effort du paysan à cultiver la terre et entretenir le bétail pour nourrir les riches, peut-on imaginer un "pied de nez poli" de l'entailleur à celui qui le paie pour son travail ?

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), voussure du portail. Si ce lion, vu de dos côté croupe et au-dessus, a vaguement l'air d'un crapaud c'est parce qu'il à perdu sa tête !

Le lion, qui détrôna l'ours (alors roi des animaux) dans la mythologie à partir du 6e siècle, est la représentation du pouvoir terrestre et son rayonnement. C'est pourquoi nombre d'armoiries, particulièrement chez les rois, le porte en effigie.

Église d'Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), voussure du portail. deux personnages, portant faucille et faux fauchent les blés.

Sur le zodiaque roman, le lion rappelle à l'homme de la terre son appartenance aux pouvoirs qui lui sont supérieurs (seigneurs, ducs, rois ... et Dieu) et l'obligation d'allégeance qu'il leur doit.

Église de Civray (Vienne), voussure du portail. Le lion à gauche, à la verticale pour s'adapter à l'étroitesse du claveau qui le porte et non pour l'humaniser, et à droite la bonne de blé coupée par le personnage à droite dont on aperçoit encore le geste malgré l'érosion du décor.

Église Saint-Léger de Cognac (Charente), voussure du portail. Le lion a disparu.

Église d'Aubeterre-sur-Dronne (Charente), bandeau de la façade.

sur l'église d'Aubeterre-sur-Dronne (Charente), le zodiaque partiel (en 6 tableaux)  choisit une autre scène pour illustrer le mois du lion ; Celle de la transhumance. Un éleveur à cheval pousse son troupeau ovin vers les pâturages.

Église d'Argenton-les-Vallées (Deux-Sèvres), voussure du portail. Sur ce zodiaque au calcaire particulièrement fragile, la scène est presque invisible. Subsiste la "touffe" de blés au centre !

textes et photos : Esla

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